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Paul Moreno Blosseville d'Opale Capital explore le marché des fonds secondaires en Private Equity
Découvrez la genèse d’Opale, filiale de Tikehau Capital, sa stratégie d’investissement dédiée aux particuliers et le fonctionnement d’un fonds de secondaire en Private Equity. On y parle de fonds LP-led, fonds GP-led, décote, alignement d’intérêts et sélection des meilleurs actifs.
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Tout savoir sur les SCPI
Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquentes sur les SCPI, la fiscalité, les risques et les stratégies d’investissement.
Oui, il est tout à fait possible de financer des parts de SCPI à crédit, mais cela n’est pas automatique et dépend de la banque, de la SCPI choisie et de votre profil emprunteur.
En pratique :
- certaines banques acceptent de financer des SCPI via un crédit immobilier classique (souvent sur une durée de 10 à 20 ans), tandis que d’autres proposent un crédit investissement
- la banque analyse notamment votre capacité d’endettement, votre reste à vivre, la stabilité de vos revenus ainsi que votre épargne de sécurité
- elle peut demander un apport, une domiciliation bancaire ou privilégier certaines SCPI dites “référencées”
- le prêt peut être amortissable (le plus courant) ou, plus rarement, in fine, souvent adossé à une assurance-vie
Points d’attention :
- les revenus des SCPI ne sont pas garantis : le crédit doit donc rester supportable même en cas de baisse temporaire des distributions
- il existe un risque de liquidité, la revente des parts n’étant pas immédiate
- sur le plan fiscal, les intérêts d’emprunt sont généralement déductibles des revenus fonciers en cas de détention directe (règle de principe), ce qui peut améliorer le rendement net selon votre situation patrimoniale et fiscale.
Les SCPI se déclinent en plusieurs catégories, chacune reposant sur une stratégie immobilière et un objectif d’investissement spécifique.
Voici les principaux types de SCPI présents sur le marché :
SCPI de rendement
Ce sont les plus courantes. Elles investissent dans l’immobilier professionnel (bureaux, commerces, santé, logistique, etc.) afin de générer des revenus réguliers. Elles conviennent aux investisseurs à la recherche de compléments de revenus.
SCPI fiscales
Elles se concentrent sur l’immobilier résidentiel éligible à des dispositifs fiscaux (Pinel, Malraux, déficit foncier, etc.). Leur objectif est de réduire l’impôt sur le revenu. Les revenus distribués sont généralement faibles, voire inexistants.
SCPI de plus-value
Elles investissent dans des actifs à fort potentiel de valorisation, souvent en transformation ou en restructuration. Elles visent une revalorisation du capital à long terme, avec peu ou pas de revenus versés durant la période de détention.
Chacun de ces types de SCPI propose une approche différente de l’investissement immobilier, avec des modes de gestion et des niveaux de rendement variés, afin de s’adapter aux objectifs patrimoniaux de chaque investisseur.
Un investissement en SCPI consiste à acquérir des parts dans un portefeuille immobilier diversifié, géré par une société de gestion agréée par l’AMF. Ce placement collectif permet de bénéficier des avantages de l’immobilier sans les contraintes de gestion directe.
Voici les grandes étapes du fonctionnement d’une SCPI :
1. Collecte de fonds
La société de gestion réunit les capitaux de plusieurs investisseurs (particuliers et institutionnels) qui souscrivent des parts de SCPI. Chaque investisseur devient ainsi copropriétaire d’un patrimoine immobilier diversifié.
2. Sélection et acquisition d’actifs immobiliers
Une fois les fonds collectés, la société de gestion investit dans des immeubles rigoureusement sélectionnés selon la stratégie de la SCPI : bureaux, commerces, santé, logistique, résidentiel ou immobilier thématique (durable, international, etc.).
3. Gestion locative et redistribution des loyers
Les immeubles sont mis en location auprès d’entreprises ou d’organismes. Les loyers perçus sont redistribués aux associés, généralement chaque trimestre, sous forme de revenus proportionnels au nombre de parts détenues.
4. Valorisation du patrimoine
Outre les revenus locatifs, la valeur des biens détenus peut évoluer positivement au fil du temps grâce au marché immobilier et aux travaux de valorisation réalisés (rénovation énergétique, modernisation, mise aux normes, etc.).
5. Revalorisation des parts de SCPI
La valeur des parts d’une SCPI peut être révisée périodiquement par la société de gestion en fonction de l’évolution du patrimoine immobilier et des expertises indépendantes réalisées chaque année. Une gestion rigoureuse et une sélection d’actifs de qualité peuvent ainsi conduire à une augmentation progressive de la valeur des parts, offrant un potentiel de plus-value à long terme.
6. Liquidité et sortie de l’investissement
Contrairement à un investissement en bourse, la SCPI est considérée comme un placement de long terme (8 à 12 ans en moyenne). Il reste toutefois possible de revendre ses parts sur le marché secondaire ou via le mécanisme de retrait prévu par la SCPI. La liquidité dépend de l’offre et de la demande, même si certaines SCPI organisent un marché interne afin de faciliter les reventes.
Cette méthode d’investissement est appréciée pour son potentiel de rendement et sa diversification immobilière. Elle comporte néanmoins certains risques, notamment un risque de perte en capital, un risque de liquidité ainsi qu’une dépendance à l’évolution du marché immobilier et à la qualité des locataires présents dans le portefeuille.
Comme tout placement immobilier, un investissement en SCPI entraîne certains frais. Ceux-ci servent à rémunérer la société de gestion pour la sélection, l’acquisition, la gestion et l’entretien des actifs immobiliers. Voici les principaux frais à connaître :
1. Les frais de souscription (ou frais d’entrée)
- Généralement compris entre 8 % et 12 % du montant investi, ils sont prélevés au moment de l’achat des parts.
- Ils couvrent les frais liés à la recherche, l’acquisition et la structuration des actifs immobiliers.
- Comme dans l’immobilier classique (frais de notaire, agence, etc.), ces frais s’amortissent sur le long terme : c’est pourquoi la SCPI est un placement à horizon de 8 à 10 ans minimum.
2. Les frais de gestion annuels
- Ces frais sont prélevés directement sur les loyers encaissés par la SCPI.
- Ils s’élèvent généralement entre 8 % et 12 % des revenus locatifs bruts.
- Ils servent à couvrir la gestion locative (recherche et suivi des locataires, encaissement des loyers, travaux, entretien, assurances, etc.) ainsi que l’administration de la SCPI (comptabilité, rapports aux associés, etc.).
3. Les frais de cession (en cas de revente des parts)
- Lorsqu’un associé revend ses parts sur le marché secondaire, des frais de transaction peuvent s’appliquer.
- Ils varient selon la SCPI et son mode de fonctionnement (à capital fixe ou variable).
Investir en SCPI présente de nombreux atouts pour les épargnants qui souhaitent accéder à l’immobilier de manière simple, diversifiée et sans contraintes de gestion.
1. Des revenus potentiellement réguliers
Les loyers perçus par la SCPI sont redistribués aux associés, souvent chaque trimestre, sous forme de revenus complémentaires.
2. Une diversification du patrimoine
En investissant dans une SCPI, vous accédez à un portefeuille immobilier diversifié (bureaux, commerces, santé, résidentiel, logistique, etc.), situé en France et parfois en Europe. Cette diversification permet de réduire le risque lié à un seul bien ou à une seule zone géographique.
3. Une accessibilité financière
Contrairement à l’achat direct d’un bien immobilier, l’investissement en SCPI est accessible avec un ticket d’entrée plus faible (quelques milliers d’euros). Il s’agit donc d’une solution adaptée aussi bien aux particuliers qu’aux investisseurs institutionnels.
4. Aucune gestion à assurer
La société de gestion prend en charge l’ensemble des opérations : recherche des biens, acquisition, location, entretien, travaux, gestion administrative et juridique. L’investisseur est ainsi totalement déchargé des contraintes locatives.
5. Un potentiel de valorisation à long terme
Au-delà des revenus locatifs, la valeur des parts de SCPI peut évoluer positivement grâce à la revalorisation des actifs immobiliers au fil du temps.
6. Différents modes de détention
Les SCPI peuvent être acquises :
- en direct
- via une assurance-vie
- à crédit
- ou encore en démembrement (nue-propriété / usufruit)
Ces différentes solutions permettent de répondre à divers objectifs patrimoniaux : revenus, capitalisation, optimisation fiscale ou transmission.
Ces avantages font de la SCPI une solution d’investissement attractive pour les épargnants souhaitant diversifier leur patrimoine, bénéficier de revenus potentiellement réguliers et accéder à un placement immobilier de long terme sans les contraintes de gestion directe.
La durée recommandée pour un investissement en SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) est généralement de 8 à 10 ans minimum.
1. Amortir les frais d’entrée
Les SCPI comportent des frais de souscription relativement élevés, souvent compris entre 8 % et 10 % du montant investi.
Ces frais rémunèrent notamment la société de gestion pour :
- la recherche d’opportunités immobilières
- l’acquisition des actifs
- la structuration juridique et financière du véhicule
Il faut donc plusieurs années de revenus locatifs pour amortir ces frais et atteindre un rendement net potentiellement positif.
2. Lisser les cycles immobiliers
Le marché immobilier évolue par cycles :
- périodes de hausse (loyers stables, valorisation des actifs)
- périodes de ralentissement (hausse des taux, vacance locative, baisse des valorisations)
Une détention longue permet de lisser les fluctuations du marché et d’éviter de revendre ses parts dans un contexte défavorable.
3. Préserver la stabilité du rendement locatif
Les SCPI distribuent des revenus réguliers, mais les loyers peuvent évoluer selon :
- l’état du marché immobilier
- la rotation des locataires
- le taux d’occupation des immeubles
Un horizon d’investissement long laisse le temps à la société de gestion de :
- réinvestir
- renégocier certains baux
- restructurer ou valoriser le patrimoine immobilier
Cela contribue à maintenir la qualité globale du rendement dans le temps.
4. Tenir compte de la liquidité des SCPI
Contrairement aux actions cotées en Bourse, les SCPI sont des placements moins liquides. La revente des parts dépend du marché secondaire organisé par la société de gestion ou des nouvelles souscriptions dans le cas des SCPI à capital variable.
En période de forte demande de retraits, la vente des parts peut prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, d’où l’importance d’un horizon de placement long terme.
Les SCPI investissent principalement dans des actifs immobiliers professionnels destinés à la location. L’objectif est de générer des revenus locatifs réguliers tout en valorisant le patrimoine sur le long terme.
1. Les bureaux
Il s’agit du cœur historique de l’investissement en SCPI.
Les bureaux représentent souvent 40 % à 60 % des portefeuilles immobiliers.
Ces actifs sont généralement situés dans des zones économiques attractives (Île-de-France, grandes métropoles régionales, capitales européennes) et loués à des entreprises solides (grands groupes, administrations, PME, etc.).
Objectif : bénéficier de revenus relativement stables et d’une bonne visibilité à long terme grâce à des baux fermes de 6 à 9 ans.
2. Les commerces et le retail
Les SCPI peuvent également investir dans :
- des locaux commerciaux
- des galeries marchandes
- des retail parks
Ces actifs sont souvent implantés dans des zones à fort trafic et bénéficient de baux commerciaux longs, parfois indexés sur l’inflation.
Objectif : profiter de la résilience du commerce de proximité et des grandes enseignes nationales.
3. La santé et l’éducation
De plus en plus de SCPI se positionnent sur des actifs à forte dimension sociale :
- cliniques
- EHPAD
- laboratoires
- crèches
- écoles
- résidences seniors
Ces biens bénéficient généralement d’une demande structurellement forte et de locataires institutionnels solides.
Objectif : rechercher une certaine stabilité locative et un profil de rendement plus défensif.
4. La logistique et les locaux d’activité
Ce secteur connaît une forte croissance, portée notamment par le développement du e-commerce et de la distribution urbaine.
Les SCPI investissent ainsi dans :
- des entrepôts
- des plateformes logistiques
- des locaux d’activité mixtes
Ces actifs sont souvent situés à proximité des grands axes de transport.
Objectif : capter la croissance de la supply chain et du commerce en ligne.
5. Le résidentiel et les SCPI fiscales
Certaines SCPI, appelées SCPI fiscales, investissent dans l’immobilier résidentiel afin de bénéficier de dispositifs fiscaux tels que :
- Pinel
- Malraux
- déficit foncier
- Denormandie
Objectif : optimiser la fiscalité et constituer un patrimoine immobilier sur le long terme.
6. Les actifs européens et internationaux
De nombreuses SCPI diversifient aujourd’hui leurs investissements à l’échelle européenne (Allemagne, Espagne, Pays-Bas, Irlande, etc.).
Cette diversification peut permettre de bénéficier :
- de marchés immobiliers différents
- de rendements parfois plus attractifs
- d’une fiscalité potentiellement plus favorable selon les pays
Objectif : renforcer la diversification géographique et optimiser le rendement net potentiel.
Investir dans une SCPI présente de nombreux avantages : revenus potentiellement réguliers, accessibilité, diversification du patrimoine, mais également plusieurs risques qu’il est important de comprendre avant toute souscription.
1. Risque de perte en capital
La valeur des parts de SCPI peut évoluer à la hausse comme à la baisse.
Elle dépend notamment :
- de l’évolution du marché immobilier
- de la qualité des locataires
- de la gestion réalisée par la société de gestion
Le capital investi ainsi que les revenus distribués ne sont pas garantis.
2. Risque de liquidité
Les parts de SCPI ne sont pas cotées sur un marché boursier.
Leur revente dépend de la rencontre entre acheteurs et vendeurs sur le marché secondaire organisé par la société de gestion.
En cas de forte demande de retraits, la revente peut prendre du temps ou s’effectuer à un prix inférieur à la valeur de la part.
3. Risque de rendement
Les revenus locatifs — et donc les dividendes versés aux associés — peuvent varier dans le temps selon :
- le taux d’occupation des immeubles
- les renégociations ou impayés de loyers
- les travaux ou charges imprévues
- le contexte économique général (hausse des taux, ralentissement de la demande locative, inflation, etc.)
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
4. Risque lié aux taux d’intérêt et au marché immobilier
Une hausse des taux d’intérêt peut réduire la valeur des actifs immobiliers car :
- elle freine la demande des investisseurs
- elle augmente les coûts de financement
Les cycles immobiliers (hausse ou baisse des prix, vacance locative, évolution des coûts) influencent directement la valorisation du patrimoine détenu par la SCPI.
5. Risque fiscal
Les revenus issus des SCPI sont soumis à la fiscalité applicable aux revenus fonciers ainsi qu’aux prélèvements sociaux.
Toute évolution de la réglementation fiscale (hausse de taxation, modification des dispositifs fiscaux, changement de régime) peut impacter le rendement net de l’investissement.
Ce risque peut être encore plus marqué pour les SCPI fiscales (Pinel, Malraux, déficit foncier, etc.).
6. Risque lié à la concentration géographique ou sectorielle
Une SCPI trop concentrée sur :
- un secteur spécifique (par exemple les bureaux uniquement)
- ou une seule zone géographique
peut être davantage exposée à certains chocs économiques ou immobiliers locaux.
D’où l’importance de privilégier des SCPI suffisamment diversifiées en termes :
- de typologie d’actifs
- de localisation
- et de profils de locataires
7. Risque lié à la gestion
La qualité de la performance d’une SCPI dépend fortement du savoir-faire de la société de gestion. Une gestion inefficace (mauvaises acquisitions, vacance locative prolongée, manque d’entretien ou arbitrages inadaptés) peut dégrader durablement la rentabilité et la valorisation du patrimoine.
Une SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) est un placement collectif permettant à des investisseurs d’acheter des parts d’une société détenant un portefeuille d’actifs immobiliers locatifs (bureaux, commerces, santé, logements, logistique, etc.).
En pratique, la SCPI :
- collecte l’épargne de nombreux investisseurs
- achète et gère un ensemble d’actifs immobiliers
- perçoit des loyers auprès des locataires
- puis redistribue ces revenus aux associés sous forme de dividendes, généralement versés chaque trimestre
Autrement dit, il s’agit d’une manière d’investir dans l’immobilier sans avoir à gérer directement un bien, tout en bénéficiant :
- d’une diversification du patrimoine (plusieurs biens, plusieurs locataires, plusieurs zones géographiques)
- d’une gestion professionnelle
- et de revenus potentiellement réguliers (souvent autour de 4 % à 6 % par an, sans garantie)
Les SCPI sont gérées par des sociétés de gestion agréées par l’AMF (Autorité des Marchés Financiers), chargées d’assurer :
- la sélection et la gestion des actifs
- le suivi des locataires
- la distribution des revenus
- ainsi que la valorisation du patrimoine immobilier dans le temps.
Une SCPI sert principalement à intégrer de l’immobilier dans une stratégie patrimoniale de manière simple, diversifiée et sans gestion directe.
Concrètement, elle peut apporter :
- des revenus complémentaires, grâce à des distributions potentiellement régulières issues des loyers perçus
- de la diversification, avec une exposition à plusieurs immeubles, locataires, secteurs d’activité et parfois plusieurs pays, ce qui permet de limiter le risque lié à un seul bien ou à un seul locataire
- un accès à l’immobilier d’entreprise (bureaux, logistique, santé, hôtellerie, commerces, etc.), souvent difficilement accessible en investissement direct
- une gestion entièrement déléguée : sélection des actifs, travaux, mise en location, gestion administrative, recouvrement des loyers… tout est pris en charge par la société de gestion
- un véritable outil d’ingénierie patrimoniale, avec plusieurs modes de détention possibles :
- en direct
- via une assurance-vie ou un contrat de capitalisation (lorsque les SCPI sont éligibles)
- en démembrement (nue-propriété / usufruit)
- ou encore à crédit selon les objectifs patrimoniaux recherchés
En contrepartie, investir en SCPI implique également :
- des frais de souscription et de gestion
- une liquidité limitée
- ainsi qu’un risque de baisse de la valeur des parts ou des revenus distribués si le marché immobilier se dégrade ou si la vacance locative augmente.
Une SCPI et l’immobilier locatif en direct répondent au même objectif : investir dans l’immobilier. En revanche, leur fonctionnement et leur logique patrimoniale sont très différents.
Gestion
SCPI : la gestion est totalement déléguée à la société de gestion (acquisition, recherche des locataires, travaux, gestion administrative, recouvrement des loyers, etc.).
Immobilier en direct : vous gérez vous-même le bien — ou déléguez via une agence — avec davantage de temps à consacrer, d’arbitrages et d’aléas à gérer.
Diversification
SCPI : mutualisation sur de nombreux immeubles, locataires, secteurs d’activité et parfois plusieurs pays.
Immobilier en direct : le risque est souvent concentré sur un ou deux biens seulement (vacance locative, impayés, sinistres, évolution du quartier, etc.).
Ticket d’entrée et accès aux actifs
SCPI : accessible à partir de quelques milliers d’euros, avec un accès à des classes d’actifs souvent difficiles à acquérir seul (bureaux, logistique, santé, hôtellerie, commerces, etc.).
Immobilier en direct : ticket d’entrée généralement plus élevé, souvent centré sur le résidentiel et limité au marché local de l’investisseur.
Liquidité
SCPI : les parts peuvent être revendues, mais la liquidité n’est pas immédiate et dépend du marché des parts.
Immobilier en direct : la revente d’un bien est souvent plus longue et plus coûteuse (délais, négociation, frais de notaire), mais le propriétaire garde la maîtrise du prix et du calendrier de vente.
Fiscalité et financement
SCPI :
- revenus généralement imposés dans la catégorie des revenus fonciers
- possibilité d’investissement via une assurance-vie ou un contrat de capitalisation (selon éligibilité)
- possibilité de démembrement (nue-propriété / usufruit)
- financement à crédit possible, mais parfois moins standard selon les banques
Immobilier en direct :
- davantage de leviers d’optimisation (crédit, travaux, régime réel, LMNP/LMP, déficit foncier, etc.)
- mais une gestion plus complexe et davantage de contraintes administratives et fiscales
Frais
SCPI : frais d’entrée et de gestion intégrés, en contrepartie de la mutualisation et de la gestion déléguée.
Immobilier en direct : frais de notaire, travaux, charges, vacance locative, gestion, fiscalité… des coûts parfois moins visibles mais bien réels.
En résumé
La SCPI privilégie la simplicité, la mutualisation et la diversification, tandis que l’immobilier en direct offre davantage de contrôle et de leviers patrimoniaux (crédit, travaux, fiscalité), au prix d’une gestion plus lourde et d’un risque plus concentré.
Une SCPI génère principalement des revenus grâce à deux sources :
1. Les loyers
La SCPI achète des immeubles, les met en location et encaisse les loyers versés par les locataires.
Ces revenus servent ensuite à :
- payer les charges (travaux, assurances, taxes, frais de gestion, entretien, etc.)
- constituer éventuellement des réserves
- puis redistribuer le solde aux associés sous forme de revenus potentiels, généralement versés chaque trimestre
2. La valorisation des immeubles
Si les actifs immobiliers prennent de la valeur — grâce à l’évolution du marché ou à une bonne gestion (rénovation, relocation, amélioration des immeubles, hausse des loyers, etc.) — le patrimoine de la SCPI peut se valoriser dans le temps.
Cela peut se traduire :
- par une hausse de la valeur des parts
- et/ou par des plus-values lors de la revente de certains actifs immobiliers
Selon la politique de la SCPI, ces plus-values peuvent être distribuées ou conservées dans le patrimoine.
À retenir
Ni les revenus distribués ni la valeur des parts ne sont garantis.
Les loyers peuvent diminuer en cas :
- de vacance locative
- d’impayés
- ou de renégociation des baux
De même, la valeur des parts peut évoluer à la hausse comme à la baisse selon :
- l’état du marché immobilier
- l’évolution des taux d’intérêt
- ou les expertises réalisées sur les actifs détenus par la SCPI.
Une SCPI est gérée par une société de gestion agréée par l’AMF (Autorité des Marchés Financiers). Cette société assure la gestion quotidienne de la SCPI, sous le contrôle des organes de gouvernance et des commissaires aux comptes.
Son rôle concrètement
La société de gestion est chargée de :
- définir la stratégie d’investissement (types d’actifs, zones géographiques, niveau de risque, diversification, etc.)
- sélectionner et acquérir les immeubles (analyse, négociation, financement, due diligence)
- gérer les actifs immobiliers :
- mise en location
- relocation
- renégociation des baux
- travaux et entretien
- arbitrages (ventes et nouvelles acquisitions)
- piloter les risques et la trésorerie :
- vacance locative
- concentration des locataires
- niveau d’endettement
- couverture assurantielle
- calculer et publier les différentes valeurs de la SCPI :
- valeur de reconstitution
- valeur de réalisation
- prix de la part
- assurer le reporting et l’information des investisseurs
- organiser le marché des parts selon le type de SCPI (capital fixe ou variable)
- garantir la conformité réglementaire ainsi que la gestion juridique et administrative de la SCPI
En résumé
La société de gestion est le véritable chef d’orchestre de la SCPI.
Son objectif est de :
- sécuriser l’exploitation du patrimoine immobilier
- optimiser la gestion des actifs
- et rechercher le meilleur équilibre possible entre rendement potentiel et niveau de risque, dans le respect du cadre réglementaire fixé par l’AMF.
Le rendement d’une SCPI provient principalement des loyers encaissés sur le parc immobilier détenu par la société.
Concrètement
La SCPI :
- loue ses immeubles et perçoit des loyers
- déduit ensuite les différentes charges :
- entretien et travaux
- taxes et assurances
- frais de gestion
- et, le cas échéant, les intérêts d’emprunt
Le solde restant est redistribué aux associés sous forme de revenus : c’est la principale source du rendement de la SCPI.
D’autres sources de performance peuvent exister
Le rendement peut également être complété, de manière ponctuelle, par :
- des plus-values réalisées lors de la vente de certains immeubles
- des reprises de réserves, lorsque la SCPI dispose d’un report à nouveau ou de réserves distribuables
À l’inverse, le rendement peut diminuer
Le niveau de distribution peut baisser si :
- la vacance locative augmente
- certains loyers sont renégociés à la baisse
- les charges ou travaux deviennent plus importants
- ou encore si le coût de la dette augmente avec la hausse des taux d’intérêt
Le rendement d’une SCPI n’est donc jamais garanti et peut évoluer à la hausse comme à la baisse selon les conditions du marché immobilier et la qualité de gestion de la SCPI.
Non, les revenus d’une SCPI ne sont pas garantis.
Le niveau des distributions dépend notamment :
- des loyers réellement encaissés (vacance locative, impayés, renégociations de baux, etc.)
- des charges et travaux (entretien, rénovation, mises aux normes, taxes, assurances)
- de la qualité des locataires et du niveau de diversification du patrimoine
- du contexte économique et immobilier (évolution des taux, marché locatif, valeurs d’expertise des immeubles, conjoncture économique, etc.)
C’est pourquoi le choix de la SCPI est particulièrement important.
Avant d’investir, il convient notamment d’analyser avec rigueur :
- la qualité et l’expérience de la société de gestion
- la stratégie d’investissement
- le niveau de diversification du portefeuille
- les réserves financières disponibles
- le niveau d’endettement
- ainsi que l’historique de gestion et de distribution
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et les revenus distribués peuvent évoluer à la hausse comme à la baisse.
